L’auteur

LATYK Olivier

Olivier Latyk est né en 1976 à Strasbourg. Il fait partie du collectif Flambant Neuf avec Richard Guérineau, Régis Lejonc, Alfred et Henri Meunier. Olivier est illustrateur depuis maintenant dix ans, pour l’édition jeunesse (Albin Michel, Actes Sud Junior, Bayard, Simon & Schuster, Templar Publishing, Hartcourt, Usborn). Il travaille également pour la presse aux Etats-Unis (New York Times, Wall Street Journal, Boston Globe etc.) et le design d’objets (jouets, puzzles, mobiles…).

Site : http://www.olivierlatyk.com 

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INTERVIEW

Quel a été votre parcours ? Comment êtes-vous devenu illustrateur pour la jeunesse ?

Je suis passé par plusieurs écoles de dessin : les Arts appliqués à Paris et les Arts Décoratifs à Strasbourg.

J’ai commencé à travailler pour la presse jeunesse, puis très vite, pour l’édition.

Pour « Yoki le doudou » vous êtes également auteur. Comment vous est venue cette idée de série?

Ma fille Rose a fait sa première rentrée à l’école maternelle en 2013. Un samedi de septembre, je l’ai vu jouer avec une peluche lapin que je ne connaissais pas. Très fière, elle m’a expliqué que c’était Corentin, le doudou de la classe, et que chaque week-end, il partait dans une nouvelle famille. La veille, Rose avait été tirée au sort par la maîtresse ! En l’écoutant, je me suis tout de suite dit que les aventures de ce lapin pouvaient faire l’objet d’une série de livres…

Nous avons passé un chouette week-end, et lundi matin, nous avons rendu Corentin à la maîtresse. J’ai aussitôt commencé à noter des idées d’histoires, et à dessiner les personnages des familles qui accueillent le doudou. J’ai proposé mon idée à Actes Sud Junior le lundi soir.

Comment avez-vous conçu le personnage de Yoki, ce petit lapin blanc, à la fois peluche et compagnon privilégié des enfants ?

J’ai cherché à dessiner un visage doux et affectueux. Une bonne bouille, quoi ! Il fallait qu’il soit très simple à dessiner, facile à reconnaître : je savais que Yoki allait souvent être représenté très petit dans la page, en compagnie de personnages bien plus grands que lui. Au début, il était question que le héros soit un panda bleu, puis un fennec qui louche, un chat avec des chaussettes dépareillées, une souris jaune à moustaches… En discutant avec l’éditeur, nous sommes finalement revenus à l’idée de départ : un lapin.

J’ai donc passé quelques jours à le dessiner sous toutes les coutures. Chercher à quoi va ressembler un personnage est une cuisine étrange et très amusante. L’expressivité et le regard ne tiennent à pas grand chose… Il faut tester, mettre les yeux à la bonne place et à la bonne taille, bouger de quelques millimètres la longueur des oreilles, essayer toutes les couleurs possibles de museaux… J’ai sélectionné huit lapins différents que j’ai envoyés à Actes Sud Junior, puis nous avons voté ensemble. Le lapin choisi a été élu à l’unanimité !

Le visage de Yoki est assez neutre, j’ai trouvé que justement, ça lui donnait un air expressif. Je lui ai ajouté une écharpe parce qu’on m’a dit que les lapins s’enrhument très facilement.

En quoi la série « Yoki le doudou  » se démarque-t-elle des autres séries destinées aux tout-petits ?

C’est une vaste question… Je ne sais pas trop. D’abord, je ne me suis jamais dit “Démarquons-nous des autres séries” : je ne suis pas sûr que soit un bon moteur pour raconter une histoire !

Notre volonté était de recréer un univers contemporain et de dépeindre ­ par petites touches ­ des situations familiales en 2014. Nous avons aussi voulu éviter toutes les représentations stéréotypées du genre, les comportements trop attendus. Les petites filles se déguisent parfois en cow-boy, et vive les papas qui font la cuisine au quotidien !

Contrairement à la plupart des séries où l’on suit les mêmes personnages, dans « Yoki le doudou », à part la maîtresse et Yoki, on rencontre beaucoup de nouvelles têtes… Les lecteurs découvrent d’un livre à l’autre un élève et sa famille, leur univers dans une activité à chaque fois différente.

Souvent, les héros sont animés, ils s’expriment et ils apprennent des choses. Mais le concept de la série fait de Yoki une peluche… Les enfants l’emmènent dans leurs jeux, le promènent, il est le témoin de leurs activités. Il ne parlera pas, il ne jouera pas au backgammon et ne sauvera jamais le monde.

Si parfois vous le voyez lever un sourcil, rire ou dire « Bonne nuit », c’est que les enfants autour de lui ont de l’imagination.

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